L’Amour au kilo

L’Amour au kilo

L'amour au kilo

Julia Panayotou respire l’air pur, l’offre et l’esprit des marchés organiques d’Athènes où des agriculteurs bio coopèrent avec la municipalité à travers un programme appelé l’Amour au kilo. La municipalité met à la disposition des agriculteurs des espaces gratuits pour vendre leur production chaque semaine et les fermiers offrent aux enfants du quartier la charité de leur récolte organique.

Au début des années 90, une poignée de résidents d’un immeuble du quartier d’Halandri souhaitait mettre la main sur des produits locaux et organiques, chose difficile à Athènes à cette époque. Ils décidèrent d’utiliser l’espace disponible sous les pilotis de l’immeuble et proposèrent à des fermiers grecs de vendre leurs cultures sans produits chimiques ou pesticides. Ainsi est née l’Association des Marchés de Fermiers organiques, qui intervient dans les rues de l’Attique ainsi que dans la Grèce du Nord, la Thessalie et la Crête.

L’association fait en sorte de n’inclure uniquement que des fermiers organiques dans ses marchés, vérifiés par une certification bio. Les étals proposent des fruits et légumes, des œufs, des olives et de l’huile d’olive, du vin, des noix, fruits secs, pain, miels, confitures, herbes et autres. Et les clients achètent leurs produits hebdomadaires directement aux hommes et femmes qui les produisent.

En plus de la certification et du contact direct avec les producteurs, les clients bénéficient d’une large sélection de fruits et légumes plus difficiles à trouver, malgré leur gout et valeur nutritionnelle souvent supérieurs à leurs rivaux génériques, car leur nature délicate rend leur transport plus difficile. Bien sur, acheter au marché organique local signifie qu’au lieu de trouver un ananas de l’autre bout du monde, une mandarine de saison passera directement des mains du fermier au consommateur de proximité pour être dégustée avec du yaourt local et du miel au thym.

Marché organique d’Athènes © Angelos Giotopoulos

Alternative plus raffinée que le traditionnel « laiki », les marchés de fermiers organiques d’Athènes ont une popularité croissante. Les clients de produits bio certifiés savent que ceux-ci sont plus difficile à trouver à Athènes qu’à Londres ou Los Angeles. Ils apportent un souffle d’air frais aux résidents qui veulent autre chose que les néons du supermarché ou le chaos du laiki traditionnel. Comme le souligne Alexandra Valopetropoulou de l’Association des Marchés de Fermiers organiques, c’est l’occasion de rencontrer directement les producteurs et contrairement aux idées reçues les prix sont également très abordables. « Nous nous assurons que les prix soient raisonnables, il y a une baisse de la demande comme partout avec la crise que nous traversons » précise Ioanna Theodosiou du siège de l’Association. Elle espère que les consommateurs Grecs se rendront compte que les produits organiques sont abordables et verront l’intérêt de ces “Bio-agores », comme ces marchés sont appelés. « D’une part nous ne vendons que des produits certifiés organiques, d’autre part nous vendons directement du producteur au consommateur. Les produits sont frais, locaux, et n’ont pas voyagé à travers la planète pour atteindre votre assiette. Il y a un autre type de contact et d’échange, vous pouvez demander directement au fermier pourquoi son orange a telle forme ou d’où vient sa salade et comment elle a poussé »

Alexandra Valopetropoulou remarque également « les consommateurs sont convaincus que les produits organiques sont bons, ils doivent aussi comprendre qu’acheter local est important. Cela réduit l’empreinte carbone et est bénéfique pour tout le monde. Les produits sont plus frais, l’empreinte carbone réduite, et cela permet de soutenir l’économie locale »

Un changement d’attitude est nécessaire à une époque où de nombreux fermiers abandonnent la profession. 70% des produits organiques consommés en Grèce sont importés. Heureusement de plus en plus de consommateurs prennent conscience de la situation. Les deux plus grands marchés organiques se trouvent dans le nord d’Athènes à Kifissia et dans le sud à Voula, et ce n’est pas une coïncidence que ce sont des quartiers avec un nombre important d’expatriés.

Marché organique d’Athènes © Angelos Giotopoulos

Lundi 

  • Kifissia (kokkinara 80)
  • Nea Smyrini (Leof. Andrea Siggrou 221)
  • Peristeri (Parou et Dimosthenous)
  • Haidari (Filopappou 28)

Mardi

  • Neo Irakleio (Helmou et Kountouriotou)
  • Palaio Psychiko (Stratigou Kallari et Prigkipissis Elenis)
  • Nikaia (Thivon  243)

Mercredi

  • Ilioupoli (IKA)
  • Le Pirée (Klisovis et Leoforos Chatzikiriakou)
  • Filothei (Leof. Agias Filotheis et Ventiri)

Jeudi

  • Gerakas (rue Ethnikis Antistaseos et Mavrovouniotou)
  • Palaio Faliro (Resteio Swimming)
  • Petroupoli (rues Kritis et Dodekanisou)
  • Thrakomakedones (Archarnes, PI. Almpanella)

Vendredi

  • Agia Varvara (Leof. Meg. Alexandrou et Leof. El. Venizelou)
  • Holargos (rue Sirou Street, près de la mairie)
  • Kaisariani (Filadelfias et Solomonidou)
  • Nea Ionia (Patriarchou Ioakim 4)

Samedi

Les marchés sont ouverts de 8h30 à 14h00 toute l’année

  • Voula (rues Nireos et Iras)
  • Elefsina (I. Agathou et Dimitrios)
  • Ilion (Escape Center, Leof. Dimokratias 67)

Dimanche

  • Porto Rafti (Irakleous et Mirrinountos)

Visitez bioagores.org ou appelez le +30.210.361.5490 pour en savoir plus.

 


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